D'autant que je m'en souvienne, j'ai toujours eu beaucoup plus d'affinités avec les hommes, enfin les garçons à l'époque.
Ainsi, mon meilleur ami en maternelle se prénommait Cédric. On s'adorait mais sans le montrer réellement, on se chamaillait la plupart du temps pour tout et n'importe quoi mais surtout nous étions en compétition perpétuelle pour obtenir le titre de premier de la classe. Et plus, je remportais ce titre, plus la bagarre devenait rude.
C'est quand nous nous sommes quittés en CM2 que je me suis rendue compte que je tenais plus que tout à Cédric et que nos disputes, nos bagarres, nos prises de tête, nos punitions collectives allaient réellement me manquer... Car Cédric était réellement un ami, pas d'ambiguité, je n'étais absolument pas amoureuse, mon amoureux, c'était Christopher, ahlala Christopher... Enfin ceci est un autre sujet...
Mais, au collège, j'ai rapidement trouvé des camarades pas encore poilus avec qui je trainassais accompagnée de ma meilleure amie rouquine, Elisa... (Oui c'était bien une fille mais tellement garçon manqué que bon...) Nous adorions être en compagnie de ces jeunes hommes, les regarder jouer au foot, les laisser nous tirer les cheveux, les laisser copier en cours de latin... Là encore, point d'ambiguité, on était un véritable groupe d'amis... jusqu'à ce que je déménage et là grande tristesse de nouveau. Déjà que l'entrée au collège n'est pas simple, arriver dans un nouveau collège dans une ville où le Front National a son QG, c'était l'enfer...
Malgré cela, mes amis les garçons ont été là encore mes confidents et réciproquement. Nous étions dans les mêmes groupes, prenions le bus ensemble, déjeunions ensemble... alors que je n'avais aucun contact avec les demoiselles, dont les problèmes de maquillage et de fringues m'ennuyaient plus qu'autre chose.
D'où vient cette aptitude à apprécier autant la compagnie des garçons ? Je pense que tout cela se rapporte à l'enfance (oui Monsieur Freud). Je n'ai été élevée pratiquement qu'avec des garçons. J'étais la seule fille de mon âge et loin d'être solitaire, il fallait donc que je m'adapte à mon environnement afin que les longues heures de réunions familiales n'aient pas raison de moi. J'étais donc le parfait garçon manqué qui jouait au foot, aux jeux vidéos, aux voitures (d'aileurs ma collection était impressionnante), qui adorait se promener dans la fôret (malgré ma phobie des insectes) et tout ceci pour le plus grand bonheur de mes cousins.
Aujourd'hui encore, cette affinité avec les mecs existe. Certes, je suis la fille qui se maquille, passe deux heures à se choisir des fringues mais je suis aussi celle qui adore les matchs de foot (et pas que pour regarder le beau Beckam), celle qui ne refusera jamais une partie de console, celle qui déteste le shopping, celle qui adore la bière... Et celle à qui ces messieur racontent tout. Et quand je ds tout, je ne fais absolument pas ma marseillaise qui exagère, loin de là. De leurs problèmes avec leurs potes à leur dernier coup de baise en passant par les disputes avec leur officielle, je sais tout. Et non ça ne m'ennuie jamais, même quand ils se lâchent réellement parce que ok, c'est une fille qu'ils ont en face d'eux mais ces messieurs ne vont certainement pas adapter leur histoire à leur public. Mots crus saccadés de rôts, pêts, je suis leur pote, c'est le mot, je suis un mec ds un corps de fille, c'est donc comme à un pote qu'ils s'adressent à moi...
Mais peu m'importe...
Je pense que j'aime réellement les hommes, pour ce qu'ils sont, de gros salauds ou des coeurs sensibles, qu'ils assument ou pas, qu'ils en parlent ou pas, j'adore les cotoyer même si des fois, quand on s'y approche de trop près, ça pique...
Vous dites?